Brief vom 1. Dezember 1756, von Sulzer, J. G. an Borcke, H. A. v.

Ort: ohne Ort
Datum: 1. Dezember 1756

Monsieur

Quoique je sache fort bien, qu'il convient aux Muses d’être retirées pendant que Mars tirannise la terre, j’ose pourtant vous envoyer une lettre, jusqu’au sein même d'une Armée. Comme Vous n'êtes pas tout à fait guerrier et que ma Muse ne se pique pas justement de chasteté, elle m'a pressé depuis longtems de Vous écrire. J’espère que Vous mettréz à profit la tranquillité des quartiers d’hiver et l’opportunité de Vous trouver au millieu d’une petite Armée, pour Vous informer de tout ce qui regarde les exploits de nos heros pendant la campagne passée. Nous savons bien en gros ce qu'ils ont fait, et nous avons même assez de jugement pour prévoir toujours qu’ils feront de grandes choses, et qu’ils vaincront tout énnemi. Mais Vous savez bien, que cette theorie est un peu sterile, à moins qu’on ne sache toutes les circonstances des choses. Vous êtes sans doute en état de Vous procurer des plans exacts des terrains, et de savoir par des bouches veridiques des anecdotes, qui caracterisent mieux les actions, que les relations generales. Nous venons de récevoir une relation abregée de la campagne, qui paroit d'une plume du premier rang. Mais cela est si honteusement defiguré par l'impression, et d'ailleurs d’un stile si concis, que notre cupidité de savoir tous les exploits de nos heros, en est plutôt irritée, que rassasiée.

J'espère, qu’après avoir fait ma cour à Mars, parce qui précede, d'oser Vous entretenir un peu de ce qui regarde les Muses. Vous savez, que je travaille à un ouvrage, qui contiendra en abregé les principes des beaux-arts, leur histoire, et des relations des plus belles productions de l’esprit et du gout avec les caractères des beaus esprits et des Virtuosos les plus distingués. Vous savez outre cela, qu’il y a à Dresde un homme nommé Lippert, qui sait copier tres parfaitement les gravures en pierres précieuses, et qu’il a un grand nombre des plus belles pièces de l’Antiquité. Il m’avoit fait promettre de m’envoyer une petite collection, pour en faire usage pour mon ouvrage. J’attends ce petit trésor depuis plusieurs semaines, c’est pour cela que j’écris maintenant à cet artiste, pour le presser de m’envoyer ces choses, et je prends la liberté de vous adresser la lettre, ne sachant pas exactement son adresse. Je Vous prie donc de me faire la grace de faire chercher mon homme sous cette adresse, et en cas que vous ne le trouviez pas, de garder la lettre pour me la renvoyer par occasion. Vous avez eu la bonté, Monsieur, de me faire dire par Mr. de Broesike, que Vous avez chargé Mr. votre frère d’aller voir ce Mr. Lippert. Peut être l’a-t-il vû, et alors, ma lettre lui parviendra sûrement. Je prie charge Mr. Lippert de Vous remettre le petit paquet, que j’attends de lui. Je vous prie donc en lui envoyant la lettre de lui faire indiquer votre logement, et de m’envoyer cela par une bonne et sûre occasion.

Je vous adresse encore une autre lettre à Mr. de Haguedorn, mon Ami, frère du celebre Poete. Si Vous avez le loisir de faire des visites, Vous ne Vous repentirez pas, de fa d’avoir fait sa connoissance. C'est un tres aimable homme et grand connoisseur en fait de peinture. Je ne sais pas, si les cala- mités de la guerre ne l'ont peut être obligé de quitter Dresde, et c'est encore la raison, qui m'engage de prendre la liberté de Vous adresser la lettre, que je lui écris, Vous priant de la garder en cas, qu’il n’y soit pas. Vous Vous rapellez sans doute, Monsieur, que je Vous ai parlé d’un projet de publier un vieux Code Manuscrit, qui contient des poesies allemandes des tems de l’Empereur Barberousse. Le prodromus de cet ouvrage vient d’être imprimé, et on procedera incessament à l’impression du grand ouvrage. Mais on souhaitte encore quelques souscriptions, parceque qu'on n’en a pas assez pour fournir aux fraix. Je vous envoye cijoint quelques exemplaires de l’avertissement que j'ai publié ici, Vous priant de me mander, si Vous voulez être de l’association et de Vous interesser de votre mieux au progrès d’une entreprise, qui ne peut manquer de faire honneur à la Nation Allemande.

Je ne Vous mande pas des nouvelles de Berlin, supposant, que Vous savez tout des meilleures sources. Nous avons recommencé le Clubb chez Mr. Montel. Mais cela n'a pas l’air de durer longtems. Venez y présider, si Vous pouvez, et tout ira bien. Vous aije dit, lorsque Vous étiez ici, que j’ai eu l’honneur de faire la connoissance de S.A.R. Mgr. Le Prince de Prusse, deux jours avant son depart. Son Alt. R. m’a fait l’honneur de m’adresser un compliment très gracieux. Cela m’a confirmé dans une idée, que j’avais deja eu, de Lui dedier mon ouvrage sur les beaux-arts. Voudriez-vous bien m’indiquer un moyen obtenir Sa permission pour cela. Comme S.A.R. est non seulement Amateur, mais Connoisseur des beaux Arts, j’espère qu’Elle ne desapproveroit pas cette Dédicace. Oserai-je encore Vous prier de présenter mes tres humbles complimens à Mad. la Comtesse de Borck et à Mess. vos freres? J’ai l’honneur d’être avec une estime très particuliere Monsieur Votre tres h. et tres obeisst

serv. Sulzer

à Berlin ce 1 de Decembre 56.

Bearbeitung

Transkription: Baptiste Baumann
Kommentar: Jana Kittelmann, Baptiste Baumann

Überlieferung

H: ZB, Autograph: Sulzer

Übersetzung

Mein Herr, Obgleich ich sehr gut weiß, dass es den Musen ziemt, sich zurückzuziehen, wenn Mars die Erde tyrannisiert, dennoch wage ich es Ihnen einen Brief bis in die Mitte einer Armee zu schicken. Da Sie nicht ganz ein Krieger sind und meine Muse nicht gerade auf Unberührtheit besteht, hat sie mich seit langem gedrängt, Ihnen zu schreiben. Ich hoffe, dass Sie von der Ruhe der Winterquartiere und dem Vorteil, inmitten einer kleinen Armee zu sein, profitieren werden, um Sich über alles zu erkundigen, was die Taten unserer Helden während des vergangenen Feldzuges betrifft. Wir wissen wohl im Ganzen, was sie getan haben, und wir besitzen sogar Verstand genug um vorauszusehen, dass sie Großes vollbringen und jeden Feind besiegen werden. Doch Sie wissen ja, dass diese Theorie etwas fruchtlos ist, es sei denn, man wüsste alle Umstände. Sie sind zweifellos im Stande, exakte Lagepläne zu besorgen und von vertrauenswürdigen Zungen Anekdoten zu kennen, die die Handlungen besser charakterisieren, als die allgemeinen Berichte.

Wir haben jetzt einen verkürzten Bericht des Feldzuges erhalten, der von einer erstrangigen Feder zu stammen scheint. Aber durch den Druck wurde er so schändlich entstellt, und dazu ist er so knapp, dass unsere Begierde, alle großen Taten unserer Helden zu kennen, viel eher gereizt als gesättigt wurde. Ich hoffe dass, nachdem ich durch das Vorangestellte um Mars geworben habe, ich mich mit Ihnen ein bisschen über das, was die Musen angeht, unterhalten darf.

Sie wissen, dass ich an einem Werk arbeite, das in aller Kürze die Grundsätze der Schönen Künste, ihre Geschichte, und die Verhältnisse der schönsten Produkte des Geistes und des Geschmacks mit den Charakteren der schönen Geister und der hervorragendsten Virtuosen entalten wird. Außerdem wissen Sie, dass es in Dresden einen Mann namens Lippert gibt, der die Stiche der Edelsteine auf das Vollkommenste zu kopieren weiß und dass er eine große Anzahl der schönsten antiken Stücke besitzt. Er hat mir sein Versprechen gegeben, mir eine kleine Sammlung davon zur Benutzung für mein Werk zu senden. Ich warte auf diesen kleinen Schatz seit mehreren Wochen; deshalb schreibe ich jetzt an diesen Künstler, um ihn dazu zu drängen, dass er mir die Sachen schickt, und nehme die Freiheit, Ihnen den Brief zu adressieren, weil ich seine Anschrift nicht genau kenne. Ich bitte Sie deswegen um das Gefallen, den Mann unter dieser Adresse suchen zu lassen, und im Fall dass Sie ihn nicht fänden, den Brief zu behalten und mir bei Gelegenheit zurückzuschicken. Sie haben, mein Herr, die Güte gehabt, mir durch Herrn Broesike sagen zu lassen, dass Sie ihrem Herrn Bruder, Herrn Lippert zu besuchen aufgetragen haben. Vielleicht wird er ihn gesehen haben, dann wird ihn mein Brief auch sicher erreichen. Herrn Lippert tragen ich an, Ihnen das Päkchen, was ich von ihm erwarte, zu übergeben. Daher bitte ich Sie, wenn Sie ihm den Brief übersenden, ihm zugleich ihre Wohnung anzugeben und mir das Paket auf einem guten, sicheren Weg zu schicken.

Einen weiteren Brief schicke ich Ihnen, an Herrn Hagedorn adressiert, meinen Freund, den Bruder des berühmten Dichters. Wenn Sie die Muße habe, Besuche abzustatten, dann werden Sie es nicht bereuen, seine Bekanntschaft gemacht zu haben. Er ist ein liebenswürdiger und in der Malerei sehr gelehrter Mann. Ich weiß nicht, ob die Verheerungen des Krieges ihn vielleicht gezwungen haben, Dresden zu verlassen, und das ist noch der Grund, aus welchem ich mir die Freiheit nehme, Ihnen den Brief zu schicken, den ich ihm schreibe, damit Sie diesen behalten, falls er nicht mehr in Dresden sein sollte.

Sie erinnern Sich bestimmt, mein Herr, dass ich mit Ihnen über ein Projekt gesprochen habe, einen alten handschriftlichen Codex zu publizieren, der deutsche Gedichte aus der Zeit von Kaiser Barbarossa enthält. Der Prodromus zu diesem Werk ist vor kurzem gedruckt worden und der Druck des großen Werkes wird sehr bald bewerkstelligt. Aber man wünscht noch einige Subskriptionen, weil man bisher zu wenige hat, um die Kosten zu decken. Anbei schicke ich Ihnen einige Exemplare der Ankündigung, die ich hier veröffentlicht habe, und bitte Sie, mir zu schreiben, wenn Sie an der Assoziation teilhaben und ein Interesse am Fortschritt eines Unternehmens haben mögen, welches wohl nicht daran fehlen kann, die deutsche Nation zu ehren.

Von den Nachrichten aus Berlin schreibe ich keine, da ich annehmen, dass Sie alles aus den besten Quellen wissen. Wir haben mit dem Club bei Herrn Montel wieder angefangen. Es scheint aber nicht von langer Dauer zu sein. Kommen Sie, werden Sie Präsident, wenn Sie können, und alles wird gut.

Habe ich Ihnen gesagt, als Sie hier waren, dass ich die Ehre hatte, die Bekanntschaft S.K.H. des Prinzen von Preußen zwei Tage vor seinem Aufbruch zu machen. Seine K. Hoh. hat mir die Ehre erwiesen, mir ein sehr freundliches gunstvolles Kompliment zu überbringen. Das hat in den Gedanken bestätigt, den ich schon hatte, Ihm mein Werk über die Schönen Künste zu widmen. Würden Sie mir ein Weg zeigen, von Ihm die Erlaubnis dazu zu bekommen. Da S.K.H. nicht nur Liebhaber, sondern Kenner der schönen Künste ist, hoffe ich, dass Sie diese Widmung nicht missbilligen würde.

Darf ich Sie noch darum bitten, meine bescheidensten Grüße an Madame die Gräfin von Borcke und an Ihre Herren Brüder auszurichten? Ich habe die Ehre, mit besonderer Hochachtung zu sein, mein Herr, Ihr ehrfürchtiger und gehorsamer Diener Sulzer Berlin, den 1. Dezember 1756.

Stellenkommentar

Mars tirannise la terre
Der Siebenjährige Krieg, der seit dem Frühjahr 1756 tobte. Ende August 1756 war die preußische Armee unter Friedrich II. in Sachsen einmarschiert und hatte schließlich Dresden kampflos besetzt. Der aus einem alten Pommerschen Adelsgeschlecht stammende Heinrich Adrian von Borcke, mit dem Sulzer mit zu seinem Lebensende befreundet war, war seit 1755 Oberstleutnant und ab 1759 Oberst.
Lippert
Der Zeichner und Bildformder Philipp Daniel Lippert, mit dem Sulzer in Kontakt stand und mit dem er sich auch brieflich über dessen Hauptwerk Dactyliothec austauschte: »Ihr Supplement hat mir diesen Winter über manche vergnügte Stunde gemacht und macht mir sie noch immer. Denn noch habe ich die Sachen bey mir; weil ich viel Stüke darin finde, die ich gern so lange ansehe, bis ich sie für immer so im Gedächtnis gefasst habe, daß mir ihre ganze Schönheit beständig vor Augen schwebt. Dieses Supplement scheint mir würklich einen merklichen Vorzug vor den zwey vorhergehenden tausenden zu haben; und ihre Anmerkungen übertreffen gewiß alles, was die Antiquari vor Ihnen über vergleichbare dinge gesagt haben.« (Sulzer an Lippert, 8. Februar 1777, BJ, Sammlung Autographa, Mappe Sulzer).
Mr. de Broesike
Vermutlich Leberecht Friedrich von Brösigke.
lettre à Mr. de Haguedorn
Der Kunstsammler und Kunsttheoretiker Christian Ludwig von Hagedorn, Bruder des 1754 verstorbenen Friedrich von Hagedorn. Schreiben Sulzers an ihn nicht ermittelt.
projet de publier un vieux Code Manuscrit
J. J. Bodmer, J. J. Breitinger, Fabeln aus den Zeiten der Minnesinger, 1757. Sulzer hatte sich in Berliner Kreisen intensiv um Subskribenten bemüht. Vgl. seinen Brief an Bodmer vom 9. November 1756: »Ich habe 100 Exempl. von dem Prodromo der Minnensinger bekommen und werde ihnen darüber gute Rechnung halten. Bis dahin, habe ich nur noch 6 Subscriptionen zur association, aber ich zähle noch auf etliche, und für meine Person, habe ich schon außer denen den associés gelieferten Exemplaren, noch nicht mehr, als etwa 1 duzend Exemplare verkaufft.« Vgl. auch [J. J. Bodmer], Aufforderungs-Schrift, wegen einer Auflage der sogenannten Manessischen Sammlung von Gesängen und Gedichten aus dem dreyzehnten Jahrhunderte, 1753.
Clubb
Vermutlich François de Montell.
S.A.R. Mgr. Le Prince de Prusse
August Wilhelm Prinz von Preußen, der nach der Schlacht von Kolin wegen militärischer Fehler von seinem Bruder Friedrich II. unehrenhaft aus dem Truppendienst entlassen worden war und am 12. Juni 1758 in seinem Schloss Oranienburg starb. Sulzer, der den Sohn August Wilhelms und Kronprinzen Friedrich Wilhem mitunterrichtet hatte, war von dem Tod tief betroffen. Die Allgemeine Theorie der Schönen Künste widmete er ihm jedoch nicht.
Comtesse de Borck
Helene Wilhelmine von Borcke, geb. Brandt.